Jour 64 - La cour des grands avec Philippe Sanchez (Théâtre Cravey)

Aujourd'hui, nous avions rendez-vous avec monsieur Philippe Sanchez, directeur de l'IDDAC (Institut départemental de développement culturel et artistique en Gironde).

Monsieur Sanchez, nous l'avons d'abord rencontré par visio lorsqu'on était encore à Paris, dans les papiers :

La Gustaco n'avait pas de nom, elle n'était même pas achetée, nous en étions à préparer nos rencontres importantes.

En quarante minutes, il nous a proposé un carnet d'adresse de partenaires et d'artistes parmi lesquels piocher pour nos rendez-vous. A partir de cette ressource, nous n'avions plus qu'à

téléphoner pour organiser le séjour. Des gosses à qui on avait présenté un assortiment de bonbons. Mais je reviendrai plus tard à monsieur Sanchez et aux propos que nous avons échangé lors de cette interview.


Si j'écris cet article c'est aussi pour vous parler de la manière dont nous avons été reçus au théâtre Cravey, salle rénovée en 2019, d'un peu plus de 400 places, située à La Teste de Buch.


Pour ne rien vous cacher, nous avons d'abord cru qu'une conférence était organisée en même temps que nous. À notre arrivée, cinq techniciens étaient équipés et prêts pour installer le matériel nécessaire au bon éclairage de Monsieur Sanchez.


Ils ont même sorti le chariot élévateur.



En réalité, je devrais vous résumer ça en vous disant que l'accueil était juste impeccable. Ce personnel s'est rendu disponible pour être certain que nous avions la lumière nécessaire. Nous avons beaucoup pensé à Gildas, seul dans son théâtre de 800 places, et n'avons pas manqué de parler de lui aux techniciens, assez abasourdis par son histoire. Nous avions donc à notre disposition cinq messieurs qui nous ont même offert le café. La classe !


Mais ce n'est que le début.


Une fois le matériel installé (très maigre puisqu'il n'y avait qu'un seul projecteur à déplacer) nous sommes retournés à l'accueil où Madame la directrice du théâtre et Madame l'adjointe à la culture de la Mairie de La Teste de Buch nous ont salué et ont voulu en savoir plus sur notre projet.

Nos mâchoires trainaient derrière nous comme des boîtes de conserve accrochées aux voitures de mariés.

On se serait crus à l'avant première du film, "avec tout le gratin". Si on compte le personnel de l'accueil, ce sont une dizaine de personnes qui nous écoutaient raconter le cheminement de notre démarche.

Ça faisait tout drôle et en même temps c'était très satisfaisant de sentir l'intérêt pour le projet naître en eux.

On a appris plus tard que c'est le hasard d'un autre rendez-vous qui les avait mises là. Qu'à cela ne tienne, ça valait le détour.


Monsieur Sanchez donc, en plus d'avoir été d'une simplicité et d'une accessibilité exemplaire, nous a parlé pendant près d'une heure de la création qui a continué d'avoir lieu, de l'impact de la covid 19 sur nos comportements humains et de la nécessité pour les institutions culturelles de venir en aide aux artistes et d'imaginer des solutions.


Ce que nous retiendrons de Monsieur Sanchez, c'est son pragmatisme doublé d'une bonne dose d'auto-dérision. Il nous a bien fait comprendre qu'il y a certains sujets qui s'approchent des discussions de bar PMU: des sujets litigieux qui dépendent du point de vue de chacun sur lesquels on peut s'étaler des heures. Mais depuis son poste de direction, il a su nous éclairer sur la volonté des institutions culturelles à soutenir les artistes, à encourager la création où qu'elle soit possible, que la culture ne s'est pas arrêtée.

Que nous avons finalement appris beaucoup sur notre condition d'humains, qui, sans les autres, ni l'extérieur, se révèle finalement assez absurde.


Merci à lui et à toute l'équipe du théâtre Cravey pour cet accueil exemplaire.


J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous devrez attendre dimanche, dans la vidéo, pour en apprendre plus.


Je vous souhaite une très belle soirée.


A très vite !


Corentin


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